Les impacts positifs du projet de gestion durable et participatif des énergies traditionnelles et de substitution(Progede) sont tellement visibles que la quasi-totalité des collectivités du département de Tambacounda, et au-delà, de la région de Kédougou se disent partantes pour la seconde phase.
Une seconde phase qui fait justement l’objet de toute sorte de conjectures, qui pour dire qu’elle est acquise et qu’elle serait de l’ordre de 10 millions de dollars, qui pour dire qu’elle serait hypothéquée.
Sur cette question, le nouveau coordonnateur du projet que nous avons interrogé au terme de sa tournée dans la région, laissera entendre ne pas être au parfum de quelque décision officialisant la compromission de la seconde phase de cet important projet dans la politique énergétique et environnementale du Sénégal, que le gouvernement a négocié avec la banque mondiale qui avait même effectué une mission d’identification des axes stratégiques de cette phase sur le terrain. « Et comme il y a des choses qui ne sauraient attendre, j’ai décidé de prendre les devants en faisant le tour des zones d’intervention du projet et discuter avec les acteurs des voies et moyens de consolider les acquis et les rassurer » soulignera le commandant Alassane Ngom.
A la base, les communautés commencent à perdre le sommeil et pour cause, « c’est n’est pas à un moment où enfin tous commencent à croire que le développement à la base est bel et bien de l’ordre du possible que les pouvoirs publics vont nous séparer de cet important et nécessaire outil qu’est le Progede » expliquera Yéba Cissokho le président du comité inter villageois de surveillance des forêts de l’arrondissement de Missira.
Ici, le Progede a aménagé une forêt, celle portant justement le nom du village. Les populations y exploitent le charbon selon des techniques appropriées comme la meule casamançaise, justement introduite par le projet. Elles transportent elles mêmes le produit à Dakar et le vendent. « Les retombées, ne serait ce que pour la production et la vente du charbon seulement sont inestimables. Les populations ne voyaient que partir des camions chargés de charbon et ne savaient guère de quoi cela retournait.
Aujourd’hui, grâce aux forêts aménagées, la communauté rurale, les comités villageois et le comité inter villageois tirent des revenus substantiels de cette activité, car pour chaque camion de charbon, la communauté rurale empoche 20 000F, les comités villageois et inter villageois reçoivent chacun 30 000 F, et qui sait que chaque semaine 40 à 50 camions pourraient être chargés, voyez bien ce que cela peut faire comme recettes avec lesquelles nous construisons des salles de classes, contribuons pour faire un puits hydraulique ou pastoral, construisons une case de santé et achetons des médicaments », soulignera un élu local.
Dans les domaines également de l’élevage et de l’apiculture et de l’énergie, le Progede aura beaucoup apporté aux communautés qui n’ont vraiment pas hésité à dire à qui veut l’entendre que, contrairement à certaines supputations tendant à faire croire que le projet leur aurait apporté peu de choses, l’insémination artificielle, l’aviculture, les techniques apicoles ou encore les foyers améliorés ont aujourd’hui fait reculer la pauvreté de façon considérable. « Nos jeunes ont banni de leur vocabulaire le terme émigration parce que pertinemment convaincus qu’ils pourront avoir mieux ici et sans coup férir. Voyez nos bœufs, voyez un jeune qui te fait entre 100 et 200 litres de miel en une campagne, voyez nos forêts qui sont très bien gérées par les populations elles mêmes qui achètent des équipements et des moyens de locomotion s’il le faut aux surveillants des forêts, c’est extraordinaire » expliquera le président de la commission « Environnement » du conseil rural de Missira qui poursuivra en laissant entrevoir que » plus qu’une urgence, cette seconde phase à la mise en place de laquelle il invitera la tutelle et le chef de l’Etat, est un besoin de vivre ».
Cette nécessité s’est aussi faite sentir du côté des services techniques qui se sont vivement félicités de la note circulaire du ministre de l’environnement mettant fin à l’exploitation externe du charbon qui avait fini de dévaster les forêts. Les techniciens forestiers évoqueront le fait qu’il y aurait des choses à parfaire, sinon les excellents résultats de la première phase pourraient en partie s’écrouler comme un château de cartes. Sur ce dossier devenu plus que brûlant, le ministre d’Etat Djibo Leity Kâ est très attendu ici dans les régions de Tambacounda et Kédougou.
Sud Quotidien
Une seconde phase qui fait justement l’objet de toute sorte de conjectures, qui pour dire qu’elle est acquise et qu’elle serait de l’ordre de 10 millions de dollars, qui pour dire qu’elle serait hypothéquée.
Sur cette question, le nouveau coordonnateur du projet que nous avons interrogé au terme de sa tournée dans la région, laissera entendre ne pas être au parfum de quelque décision officialisant la compromission de la seconde phase de cet important projet dans la politique énergétique et environnementale du Sénégal, que le gouvernement a négocié avec la banque mondiale qui avait même effectué une mission d’identification des axes stratégiques de cette phase sur le terrain. « Et comme il y a des choses qui ne sauraient attendre, j’ai décidé de prendre les devants en faisant le tour des zones d’intervention du projet et discuter avec les acteurs des voies et moyens de consolider les acquis et les rassurer » soulignera le commandant Alassane Ngom.
A la base, les communautés commencent à perdre le sommeil et pour cause, « c’est n’est pas à un moment où enfin tous commencent à croire que le développement à la base est bel et bien de l’ordre du possible que les pouvoirs publics vont nous séparer de cet important et nécessaire outil qu’est le Progede » expliquera Yéba Cissokho le président du comité inter villageois de surveillance des forêts de l’arrondissement de Missira.
Ici, le Progede a aménagé une forêt, celle portant justement le nom du village. Les populations y exploitent le charbon selon des techniques appropriées comme la meule casamançaise, justement introduite par le projet. Elles transportent elles mêmes le produit à Dakar et le vendent. « Les retombées, ne serait ce que pour la production et la vente du charbon seulement sont inestimables. Les populations ne voyaient que partir des camions chargés de charbon et ne savaient guère de quoi cela retournait.
Aujourd’hui, grâce aux forêts aménagées, la communauté rurale, les comités villageois et le comité inter villageois tirent des revenus substantiels de cette activité, car pour chaque camion de charbon, la communauté rurale empoche 20 000F, les comités villageois et inter villageois reçoivent chacun 30 000 F, et qui sait que chaque semaine 40 à 50 camions pourraient être chargés, voyez bien ce que cela peut faire comme recettes avec lesquelles nous construisons des salles de classes, contribuons pour faire un puits hydraulique ou pastoral, construisons une case de santé et achetons des médicaments », soulignera un élu local.
Dans les domaines également de l’élevage et de l’apiculture et de l’énergie, le Progede aura beaucoup apporté aux communautés qui n’ont vraiment pas hésité à dire à qui veut l’entendre que, contrairement à certaines supputations tendant à faire croire que le projet leur aurait apporté peu de choses, l’insémination artificielle, l’aviculture, les techniques apicoles ou encore les foyers améliorés ont aujourd’hui fait reculer la pauvreté de façon considérable. « Nos jeunes ont banni de leur vocabulaire le terme émigration parce que pertinemment convaincus qu’ils pourront avoir mieux ici et sans coup férir. Voyez nos bœufs, voyez un jeune qui te fait entre 100 et 200 litres de miel en une campagne, voyez nos forêts qui sont très bien gérées par les populations elles mêmes qui achètent des équipements et des moyens de locomotion s’il le faut aux surveillants des forêts, c’est extraordinaire » expliquera le président de la commission « Environnement » du conseil rural de Missira qui poursuivra en laissant entrevoir que » plus qu’une urgence, cette seconde phase à la mise en place de laquelle il invitera la tutelle et le chef de l’Etat, est un besoin de vivre ».
Cette nécessité s’est aussi faite sentir du côté des services techniques qui se sont vivement félicités de la note circulaire du ministre de l’environnement mettant fin à l’exploitation externe du charbon qui avait fini de dévaster les forêts. Les techniciens forestiers évoqueront le fait qu’il y aurait des choses à parfaire, sinon les excellents résultats de la première phase pourraient en partie s’écrouler comme un château de cartes. Sur ce dossier devenu plus que brûlant, le ministre d’Etat Djibo Leity Kâ est très attendu ici dans les régions de Tambacounda et Kédougou.
Sud Quotidien